Intégration du Projet éolien Des Neiges – Secteur Charlevoix dans son milieu
Au travers des activités de consultation et d’information, nous avons recueilli les questions et les commentaires des membres de la communauté et plusieurs parties prenantes sur certains sujets d’intérêt. Cette page a pour objectif de vous présenter comment ces commentaires ont été pris en considération afin que le projet puisse s’intégrer harmonieusement dans son milieu.
Cliquez sur les icônes pour en apprendre davantage sur ces sujets :

Caribou
Un projet qui intègre les préoccupations liées au caribou, tout en répondant aux ambitions énergétiques du Québec
La configuration finale est le fruit d’un travail d’optimisation rigoureux mené sur plusieurs années qui représente un équilibre réfléchi, basé sur une revue de littérature scientifique approfondie et des données probantes issues d’études indépendantes.
Résumé de la démarche d’optimisation
Depuis 2021, le Projet Des Neiges – Charlevoix a évolué afin de réduire au maximum son empreinte sur l’aire de répartition du caribou forestier.
L’ensemble de la démarche s’est appuyée sur le principe :
Éviter – Minimiser – Compenser
Éviter
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Les zones d’habitat essentiel ont été complètement évitées ; aucune infrastructure du projet d’empiète dans ces zones.
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Près de la moitié des éoliennes initialement prévues dans l’aire de répartition du caribou ont été retirées.
Minimiser
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Des éoliennes ont été déplacées afin de respecter une distance de 4 km des massifs de conservation identifiés dans le Projet pilote du gouvernement du Québec (stratégie pour le rétablissement du caribou).
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L’utilisation des chemins existants est maximisée ; 39 % des chemins planifiés réutilisent des chemins existants.
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Les aires d’assemblage seront réduites au maximum et certaines zones seront reboisées et revégétalisées après la construction.
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L’utilisation d’un modèle d’éolienne plus puissant (7 MW) a permis de réduire l’empreinte au sol du projet et, par conséquent, de limiter les impacts environnementaux tout en diminuant la pression sur l’habitat du caribou.
Compenser
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Dépôt d’un plan d’action d’ici 2028 pour soutenir le rétablissement du caribou forestier de Charlevoix et la protection de son habitat.
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Notre objectif : Agir là où ça compte pour faire une différence concrète dans le rétablissement de l’espèce. C’est dans cet esprit que nous contribuerons le plus efficacement possible aux efforts de réhabilitation du caribou et de son habitat, en collaboration avec les instances gouvernementales, dans les secteurs qui maximisent les chances de succès.
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Un site non propice à la fréquentation du caribou
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Projet qui permettra de maximiser la production énergétique sur un site déjà hautement perturbé (à plus de 98%) – et qui continuera de l’être – par des activités forestières indépendantes du projet. Ce site n’est donc pas propice à la fréquentation du caribou et est difficilement réhabilitable.
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Aucune présence connue de caribou recensée dans la zone du projet depuis 1972 (basé sur des données télémétriques du MELCCFP).
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Projet situé à l’extérieur des zones ciblées par les gouvernements fédéral (plus de 12,5 km) et provincial (plus de 4 km) pour le rétablissement de l’espèce
Étude indépendante et état des connaissances
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Une étude menée en 2025 par des professeurs titulaires au département de biologie de l’Université Laval et spécialistes du caribou* conclut que le projet éolien présente peu de risques pour le rétablissement de la population de caribous de Charlevoix, notamment parce que l’habitat dans le secteur du projet est inadéquat pour contribuer au rétablissement de la population de cette espèce, et ce, avec ou sans le projet éolien.
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Absence de consensus scientifique sur la zone d’influence des éoliennes :
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Aucune étude sur l’influence des éoliennes sur les caribous forestiers n’a été réalisée en Amérique du Nord. Les seules études sur l’influence des éoliennes proviennent de Scandinavie et portent sur des rennes domestiqués ou semi-domestiqués, voire en enclos.
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Essentiellement, les résultats de ces études sont variables et nuancés, et doivent être interprétés avec précaution dans le contexte du caribou forestier du Québec, comme mentionné par l’Équipe de rétablissement du caribou forestier du Québec**, en raison des différences écologiques entre les systèmes et comportementales entre les espèces.

Paysages
Conscients de l’importance du paysage pour la communauté de Charlevoix, cette considération a toujours été au cœur du développement du projet. En 2011, quand un précédent projet avait été envisagé dans la région, un important processus de consultation avait été entamé avec la communauté d’accueil, la Ville de Baie‑Saint‑Paul et la MRC de Charlevoix afin d’assurer une intégration harmonieuse du projet dans le milieu.
À l’issue de cette concertation, la MRC et la Ville avaient défini dans leurs règlementations deux zones pour encadrer le développement éolien sur le territoire :
Une zone non compatible
Où l’installation d’éoliennes est interdite afin de protéger les points de vue les plus valorisés par le milieu.
(Zone grise sur la carte ci-dessous)
Une zone intermédiaire
Située à l’est du projet, où des éoliennes ne peuvent être autorisées qu’avec l’accord du conseil municipal, appuyé par les recommandations du Comité consultatif en urbanisme (CCU).
(Zone hachurée rose sur la carte ci-dessous)
Ces balises, issues d’années d’échanges avec le milieu, constituent un élément central de l’acceptabilité sociale du projet et guident depuis toujours les partenaires dans leurs efforts pour en réduire les impacts visuels du projet.

Un positionnement conçu pour réduire la visibilité des éoliennes
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L’éolienne la plus proche se situe à plus de 14 km du noyau villageois de Baie-Saint-Paul.
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Le relief et la végétation masquent ainsi la quasi-totalité des éoliennes depuis le centre-ville de Baie‑Saint‑Paul.
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Aucune éolienne n’est visible depuis le quai et la plage du secteur du boisé.
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L’éolienne la plus proche est située à plus de 20 km du parc des grands jardins
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En raison de la distance, les éoliennes seraient peu visibles, et ce, même du sommet du mont du Lac-des-Cygnes
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66 simulations visuelles ont été réalisées pour orienter la conception.
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Les sept éoliennes soumises au Règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale ont été analysées par le CCU, qui a émis une recommandation favorable au conseil municipal.
Une démarche guidée par les meilleures pratiques
Le positionnement des éoliennes a été optimisé en suivant les meilleures pratiques:
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Guide pour la réalisation d’une étude d’intégration et d’harmonisation paysagères
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Guide d’intégration des éoliennes au territoire – Vers de nouveaux paysages
Les partenaires du projet se sont également engagés à réaliser un suivi de la perception du paysage afin de s’assurer, dans le temps, que le parc éolien s’intègre avec les attentes de la communauté.

Gestion des eaux
La conception du projet intègre un ensemble de mesures éprouvées afin de protéger les cours d’eau, limiter le ruissellement et éviter toute augmentation des risques d’inondation dans les bassins versants environnants.
Parce que l’enjeu hydrologique est étroitement lié au déboisement, deux mesures clés ont été intégrées au développement du projet :
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Le bois récolté dans le cadre du projet est intégré au quota annuel du Séminaire de Québec, ce qui signifie que la quantité de bois coupé sur le territoire demeure la même, que le projet se réalise ou non.
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62 % des chemins du projet dans les bassins versants sensibles réutilisent des chemins existants, permettant de réduire au minimum les zones de déboisement.
L’optimisation du projet tient également compte des différents contextes hydrologiques, incluant les crues printanières, les épisodes de gel-dégel et les épisodes de précipitations abondantes. Ces paramètres ont guidé le positionnement des infrastructures et la mise en place de solutions adaptées pour gérer efficacement les eaux de pluie et de ruissellement.
Une collaboration étroite avec les acteurs du milieu
La gestion des eaux est planifiée, encadrée et suivie, tout au long du développement du projet. Les partenaires travaillent de manière continue avec l’Organisme de bassins versants Charlevoix-Montmorency, qui participera aussi activement aux travaux du Comité de liaison. Cette collaboration est soutenue par des rencontres régulières, des mesures de suivi concertées et une participation de l’entreprise aux projets de recherche locaux liés à la gestion de l’eau.
L'application des meilleures pratiques reconnues
Dans la conception du projet, plusieurs guides et normes ont été pris en considération pour minimiser les impacts potentiels du projet :
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Règlement sur l’aménagement durable des forêts du domaine de l’État (RADF)
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Guide Saines pratiques : voirie forestière et installation de ponceaux (MRN, 2001)
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Norme canadienne FSC® d’aménagement forestier (FSC-STD-CAN-01-2018 FR)
En phase de construction, les bonnes pratiques en gestion des eaux de ruissellement seront suivies :
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Conception d’ouvrages de traverses de cours d’eau adaptés aux crues potentielles
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Conception d'une structure de chemins adaptée à la hausse des cycles de gel/dégel
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Développement de mesures de gestion des vitesses d’écoulement afin de faire face aux épisodes de précipitations abondantes :
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Bassins de sédimentation
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Enrochements stabilisateurs en aval des ponceaux
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Seuils rocheux ou des paliers de stabilisation dans les sections où la pente est importante
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Dimension de ponceau adaptée à la nature du terrain et au débit de l’eau
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Un projet qui s'intègre dans son milieu
Tout au long du développement du projet, les questions et commentaires formulés par les membres de la communauté ont été pris en considération, et les meilleures pratiques ont été appliquées afin d’atteindre le meilleur équilibre possible entre les contraintes réglementaires, techniques, environnementales et sociales.
L’objectif a toujours été de protéger au maximum les milieux sensibles tout en assurant la livraison des 400 MW d’énergie propre dont le Québec a besoin pour atteindre ses cibles climatiques. Les optimisations successives apportées au projet ont permis d’en réduire significativement les impacts et de favoriser son intégration harmonieuse dans le milieu.







